L’impression 3D pour les nuls


Les bases de l’impression 3D : découvrez les grandes lignes nécessaires pour bien débuter

1 – Le principe de l’impression 3D

Le concept de l’impression 3D apparait dans les années 80. Alors que la plupart des procédés de fabrication reposent sur l’enlèvement de matière (comme le percage, l’usinage, la découpe) ou le moulage, l’impression 3D révolutionne l’industrie en fabricant des objets par ajout de matière.

Les objets sont produits couche par couche, ce qui permet de fabriquer en très petites quantité des objets complexes sans devoir utiliser des moyens très lourds.

D’abord utilisée pour faire des prototypes non fonctionnels, l’impression 3D se développe rapidement et permet par la suite de fabriquer des objets fonctionnels. Initialement utilisée dans de nombreux domaines industriels, depuis une dizaine d’année elle est maintenant accessible aux particuliers, avec l’arrivée de machines à des prix très abordables et très faciles d’utilisation.

Il existe de nombreuses technologies d’impression 3D, utilisables avec différents matériaux. Dans cet article nous n’abordons que l’impression en matière plastique avec le procédé FDM (dépôt de filament fondu), qui est celui utilisé par toutes les machines pour particuliers.

2 – Comment ca marche ?

Pour imprimer un objet en 3D, il faut passer par plusieurs étapes, qui nécessitent différents logiciels.

1 – La première étape est d’obtenir un fichier 3D de l’objet à imprimer. Vous avez plusieurs options :

Obtenir un fichier 3D déjà existant. Il existe de nombreuses banques d’objets en ligne, certaines gratuites, d’autres payantes. Nos préférées (toutes gratuites) : grabcad et traceparts pour les objets techniques, thingiverse et sketchfab pour les objets du quotidiens, printables et creality cloud, les banques d’objet des fabriquants d’imprimante 3D Prusa et Creality. Les fichiers 3D les plus répandus sont disponibles en format : *.stl, *.obj, *.3mf.

Vous pouvez également créer directement un objet avec l’aide d’un logiciel de modélisation 3D. Il existe de nombreux logiciels gratuits et payants : Solidworks, Fusion, Freecad, Sketchup, Blender, … L’utilisation des logiciels de modélisation 3D nécessite une prise en main minimum car il s’agit d’outils très puissants mais complexes. Les objets sont conçus en 3D puis exportés au format *.stl, *.obj et *.3mf. Chez Sekkoia nous avons une préférence pour Fusion qui est très polyvalent et très répandu dans la communauté de l’impression 3D. N’hésitez pas a venir découvrir nos formations en modélisation 3D sur Fusion.

Le singe du logo Sekkoia en format *.stl

2 – La seconde étape est de transformer le fichier 3D en instructions compréhensibles par votre imprimante 3D : le fichier gcode :

Pour transformer un fichier 3D en objet imprimé, il faut tenir compte de la matière que vous souhaitez imprimer, de l’imprimante utilisée et de la qualité que vous souhaitez obtenir. Ces informations ne sont pas attachées au fichier 3D, donc vous devez les définir avec un logiciel appelé « slicer » (trancheur en anglais). C’est lui qui va prendre en compte ces informations et les transformer en instructions que votre imprimante 3D sait lire : le fichier en format *.gcode.

La plupart des slicer sont gratuits et très souvent fournis par le fabriquant de votre imprimante : Cura, Orca, Prusaslicer, Creality Print, BambuStudio, Octoprint, Slic3r, Simplify3D, Ideamaker. Mais tous les slicer sont capable de préparer une impression pour quasiment toutes les imprimantes (la seule exception est BambuLab, qui pousse un système plutôt fermé, du type Apple).

Les slicers sont assez intuitifs à utiliser, avec des menus minimalistes et beaucoup de paramètres réglés « par défaut » pour les débutants, mais ils proposent aussi des fonctions « pro » qui permettent de modifier plus d’une centaines de paramètres pour ceux qui veulent tout maitriser : vous importez le fichier 3D à imprimer, vous sélectionner l’imprimante, la matière, la qualité choisie et vous lancer le « tranchage ». Le résultat est exporté sous la forme d’un fichier *.gcode.

Le fichier gcode, prêt à être exporté

3 – Ultime étape : il vous reste à imprimer votre objet :

Exportez le fichier gcode depuis le slicer sur une carte SD ou une clé USB a brancher sur la machine (en fonction de votre imprimante). Allumer votre imprimante, mettez la en chauffe, changez la bobine de filament pour la matière choisie, lancez l’impression, ….. et regardez la magie opérer.

En conclusion : même si l’impression 3D n’est pas encore tout à fait « plug & play » comme l’impression papier, elle est maintenant facilement accessible. Le prix des imprimantes baisse constamment, la plupart des logiciels nécessaires sont gratuits ou en « open source » et il existe de nombreuses communautés de passionnés prêts à échanger des trucs et astuces. Alors n’hésitez pas à vous lancer ! Et si vous avez besoin d’un coup de main, nous sommes la pour vous aider.

Le singe Sekkoia imprimé

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